Le pardon

Le pardon
L’art du pardon

Le pardon est aussi difficile à atteindre que de repérer une situation perverse. Pardon et perversité sont l’un et l’autre issue d’une même origine : la blessure émotionnelle. Les électrons s’attirent, bourreau et victime également. Cela ne veut pas dire que chacun a envie d’être pervers ou d’être une victime. Tout se fait dans un jeu inconscient comme deux aimants qui s’attirent.

Les épreuves de vie laissent des blessures invisibles dans le corps et dans l’esprit. Le corps physique a malheureusement une mémoire. En fonction des situations vécues, le mental vous proposera les mêmes comportements, non pas par simple envie de vouloir souffrir mais simplement par habitude et surtout par mémoire de ce qu’il connaît déjà. Il ne sait que répéter les mêmes comportements. Une blessure cache une grande souffrance et l’objectif du mental est surtout de ne jamais vous la faire voir, quitte à prendre certains risques pour que vous puissiez rester dans l’ignorance.

Si vous vivez une situation délicate et que vous vous posez des questions sur les raisons de son existence, soyez attentif pour repérer d’éventuels excès dans vos comportements. Ceux que vous ne voudriez pas, mais que vous n’arrivez pas à maîtriser. C’est un premier indice qui peut vous permettre d’appuyer sur la touche STOP.

Le pardon est possible pour qui que ce soit, aussi bien pour la personne qui a été perverse, et qui le regrette, que pour la personne qui a été victime et qui s’accuse de ne pas l’avoir vu. Le premier pardon est tout d’abord pour soi avant de pouvoir le partager avec qui que ce soit.